Était-ce une pure coïncidence ?

Juste avant de sortir de ma place de stationnement, j’ai bien regardé dans mes rétroviseurs pour être sûr qu’aucun obstacle ne m’empêchait de faire ma manœuvre. Une fraction de seconde d’inattention a suffi pour que je ne voie pas cette portière qui s’ouvrait. J’ai heurté l’automobile de la place située à côté de la mienne. La femme, qui en sortait, a poussé un cri de frayeur. Elle ne m’avait pas vu et elle avait craint d’être blessée. J’ai vérifié qu’elle n’avait rien et je suis un peu resté avec elle. Je lui ai laissé mes coordonnées pour que nous nous arrangions pour sa réparation de porte d’automobile. Je connais un carrossier qui travaille vraiment très bien, et je lui ai recommandé de passer par lui pour qu’elle soit satisfaite de la réparation de son auto. Il avait fait des miracles sur mon propre véhicule. Comme le hasard est parfois incroyable, nous avons découvert, au fil de la conversation, que nous avions des amis en commun.

Patrick et Béatrice sont mes voisins et ils avaient connu Myriam, que je venais de rencontrer, pendant un séjour à la mer. Leurs deux maisons en location étaient sur le même terrain et ils avaient été enchantés d’avoir des compagnons de vacances si sympathiques. Je me souvenais de ces vacances et des commentaires de Patrick et Béatrice à propos de leurs colocataires. Ils avaient eu l’impression de croiser de vieux amis avec qui les conversations étaient toujours agréables et les soirées interminables. La coïncidence était trop amusante. J’ai convié cette personne nouvellement rencontrée à un souper, le samedi suivant. J’avais assuré que j’en parlerais aussi à nos amis communs. Deux jours après cet incident, alors que je revenais de mon rendez-vous pour mon injection agent de comblement, j’ai appelé le jeune couple pour connaître leur disponibilité.

Ils avaient eu quelques déconvenues à cause de leur façade de maison endommagée. De plus, leur toiture devait absolument être changée dans l’année. Cette invitation les divertirait de leurs soucis, du moins, je l’espérais. Quand j’ai rangé tout mon condo, comme chaque samedi, je me suis aperçu que je n’avais plus de serviettes en papier. Je suis sorti pour en acheter et j’ai profité de ce moment à l’extérieur pour me promener dans le jardin public. Le soleil brillait et, malgré l’air frais, la journée promettait d’être belle. Elle fut encore plus magnifique que tout ce que je pouvais imaginer. Jamais je ne l’oublierai.