Malaise face à notre société : le côté sombre

Malaise face à notre société : le côté sombre - Willa Galindo

Où va notre société ? Ce matin, j’écoute la radio pour me stimuler de l’heure de sommeil en moins, avec le changement d’heure. J’entends une annonce pour la planification financiere. Puis, le journal des actualités débute. Certaines mauvaises nouvelles sont mises de l’avant. Je voudrais m’attarder sur deux informations qui me préoccupent sur l’état de santé de notre société québécoise.

La première information qui m’a meurtri le cœur, est celle de cet homme accidenté qu’on a laissé mourir en raison d’une zone grise concernant l’organisation des secours, à deux kilomètres de l’étape dans les Laurentides. Sommes-nous devenus sans cœur, incapable de porter assistance à personne en danger. Déjà, les Grecs au quatrième siècle, par le serment d’Hypocrate, avait statué sur l’importance de prendre soin d’autrui. Les médecins en occident s’engagent à respecter ce serment. Nos paramédics s’abritent derrière leurs statuts professionnels, et oublient l’homme souffrant et sa famille. Hypocrate demandait que chaque personne dans le besoin soit traitée aussi bien que notre parent. Imaginons que ce paramédic qui a respecté son règlement, ait accepté d’avoir le courage de désobéir à sa limite de zone d’intervention, et qu’il se soit comporté en héros. Cet homme serait peut-être en vie. Au moins, il aurait essayé tout ce qu’il pouvait. Mon étonnement, ce matin, était la préoccupation des journalistes concernant notre image sur le tourisme auprès des Américains ! Personnellement, je me préoccupe davantage du manque de courage de notre société, que de l’argent que nous ne ferons pas par mauvaise publicité. L’autre jour, j’ai sauvé la vie d’une femme qui était avec des sabots en plastique dans un escalier roulant dans un centre d’achats. Elle a glissé, et s’est retrouvé à descendre l’escalier la tête la première. Instinctivement, j’ai couru pour éviter la poursuite de la chute, et pour lui permettre de se relever. Cela me semble normal, une question d’entraide et de bon sens. En deux secondes, j’oublie mon mal de dos, je trouve l’énergie pour aider mon prochain.

La seconde information concerne Bombardier qui a encore déçu à l’étranger en recevant un blâme pour les wagons de tramway livrés à Londres. Le dossier décevant de Bombardier, s’aligne dans une tactique de manque d’intégrité comme les irrégularités d’autres compagnies mise de l’avant par la commission Charbonneau. Au Québec, nous ne devons plus nous contenter d’à peu près, du pas assez, ou du pas assez prêt. Face au monde, nous devons rattraper notre retard dans bien des domaines, collaborer, viser l’excellence et chercher à être les meilleurs. Faisons la une des bonnes nouvelles dans le monde !