Pour nos fils...

Pour nos fils... - Willa Galindo

Pour mes enfants, je voulais que les prochaines vacances d’été, soient vraiment exceptionnelles. Mes deux garçons avaient si bien étudié, qu’ils méritaient que nous fassions, avec leur père, l’effort de les emmener pour une destination un peu exceptionnelle. Je tentais de savoir, en posant des questions, si je devais prévoir une excursion en montagne, partir au bord d’un grand lac, ou découvrir une province éloignée. Je fus surprise de constater que le rêve de mes deux enfants était d’aller en mer Méditerranée. Ils avaient récemment vu un documentaire sur cette partie du monde, et ils auraient souhaité se promener sur les plages françaises qui bordent la Méditerranée. Je me renseignais pour que nous partions pour cette destination lointaine et, avec mon époux, nous sommes parvenus à avoir des billets d’avion. L’arrivée fut mouvementée, car aucun taxi n’était présent, quand nous sommes sortis de la gare de Marseille. Nous avions pris le train à Paris, quasiment dès notre arrivée dans la capitale française.

Je découvris le soleil provençal, dur et chaud aux heures les pires de la journée, agréable et bienveillant, le matin et le soir. M’éveiller en écoutant le chant des cigales était un plaisir merveilleux, qui se renouvelait chaque jour. M’endormir avec le même son, était tout aussi plaisant. La chaleur était supportable quand nous allions nous baigner. La température de l’eau était chaude et le souffle du mistral, de temps en temps, rafraîchissait ma peau brunie par le soleil. En quelques jours, j’avais pris de belles couleurs. Mon bronzage était parfait. J’étais allée dans un spa, au centre-ville, et j’avais pris une bonne crème protectrice contre le soleil, que toute la famille utilisait. Les rues étaient pleines, le soir, d’une foule de touristes aux vêtements bigarrés.

J’avais emporté quelques dossiers à lire sur ma gestion de patrimoine. Je les avais commencés dans le train, mais notre trajet avait été si rapide, que je n’avais pas beaucoup avancé. Les jours passaient si vite ; les quinze journées de notre séjour filèrent à toute vitesse, et nous avons dû repartir. Nous avions la tête pleine du rire des Marseillais, de leur accent chantant, des musiques dans les nombreux concerts en ville, de la beauté des paysages de la Provence. Notre teint radieux et teinté, nos mines réjouies et nos souvenirs de vacances ne trompèrent ni nos voisins, ni nos amis, ni notre famille : nous avions passé un moment merveilleux.